Bienvenue sur le musée virtuel OSSA en France, un espace dédié aux passionnés de motos et d’histoire. Cette bibliothèque virtuelle vous invite à découvrir les modèles mythiques de la marque OSSA qui ont marqué les compétitions et événements emblématiques, tels que le Bol d’Or et autres compétitions. Explorez une collection numérique complète des motos OSSA légendaires, des moteurs emblématiques et des récits fascinants qui ont jalonné l’histoire de la marque en France. Ce musée virtuel est votre référence pour tout savoir sur l’univers OSSA, entre innovations techniques et exploits sportifs.

Moteur de trial 7 vitesses, construit par l’usine à la demande de Marcel Seurat.

le moteur OSSA de trial à 7 rapports est souvent associé à Eduardo Giró, ingénieur de renom qui a été le principal concepteur de nombreux moteurs OSSA. Fils de l’un des fondateurs d’OSSA, Giró a marqué l’histoire de la marque en innovant dans la conception de moteurs de motos légers et performants, adaptés aux besoins spécifiques des compétitions de trial et d’enduro.
Dans les années 1960-1970, OSSA a cherché à rivaliser avec d’autres marques sur les pistes de trial, et Giró a contribué à des avancées majeures, dont le moteur 7 rapports. Ce moteur permettait aux pilotes de gérer des passages techniques complexes en trial, offrant une puissance contrôlable et des changements de vitesse précis, très en avance pour l’époque.




Le moteur de l’équipe de France d’enduro pour les ISDT de 1977
À cette époque, la Fédération Française de Moto passait un contrat avec un importateur pour qu’il fournisse la même moto à tous les membres de l’équipe de France d’enduro. Les succès de OSSA au niveau national comme au niveau international dans les années 1975 et 1976, encourage la FFM à choisir OSSA, donc Marcel Seurat, pour fournir les motos pour les IDST de 1977 qui vont avoir lieu en Tchécoslovaquie.
Cependant, Marcel Seurat qui importe depuis peu la marque Husqvarna, a pleinement conscience des points faible du moteur OSSA. Conception ancienne, boîte 5 rapports contre 6 à la concurrence. Une boîte fragile, car les axes fins supportent mal l’augmentation de débattement des suspensions, qui de fait augmentent les contraintes sur la boîte. L’embrayage en tôle emboutie est sous-dimensionné, et la transmission primaire par chaîne duplex est obsolète.
Par contre, il sait que l’élément thermique OSSA (vilebrequin, piston, cylindre, culasse et échappement) est performant. Marcel demande donc à ses mécaniciens de faire un moteur regroupant le bloc thermique OSSA avec le bloc d’entrainement Husqvarna.
C’est décidé, le haut moteur sera le Phantom 76 et l’ensemble transmission primaire, embrayage et boîte sera celui de la 250 Husqvarna enduro 75. La partie allumage va être confiée au Motoplat qui est monté en 1976 sur les 125 Phantom, il est à la fois léger et performant. Le challenge étant de monter ce nouveau moteur dans la partie cycle OSSA non modifiée.


Allumage Motoplat pour 125cc

Les travaux commencent.
Les carters sont découpés et assemblés jusqu’à obtenir des pièces pouvant servir à faire des moules de fonderie. Le premier mouleur sollicité manque de compétences, il y a des problèmes qui obligent l’équipe à chercher un autre mouleur-fondeur. L’équipe se rapproche alors d’une grosse entreprise de fonderie qui travaille, en outre, pour des voitures de compétitions. Des moules sont réalisés et une dizaine de paires de carters sont coulés. Cette usine ayant les compétences nécessaires, les carters reçoivent un traitement spécial pour renforcer l’aluminium. L’usinage nécessaire à l’insertion des éléments mécaniques est réalisé par le lycée technique de Beaune.


Les moteurs sont assemblés et les premiers essais peuvent débuter.
Originellement le kick est prévu à l’avant du moteur sur la transmission primaire. En fait, au bout d’une dizaine de démarrage, le kick ne fonctionne plus, l’équipe décide de le mettre à l’arrière, d’où l’excroissance sur le carter gauche.




Malgré tous ces efforts, les IDST 77 ne seront pas synonyme de victoire pour les Français. Le bourbier tchécoslovaque montrera la supériorité des pilotes des pays de l’Est et de leurs motos. Mais c’est une autre histoire….
Par contre, la création de ce moteur montre bien que Marcel Seurat était avant tout un fan de compétition, pour qui rien n’était impossible.
Au Club OSSA France nous savons qu’il existe au moins quatre de ces moteurs, ainsi que d’un ou deux carters. Un est dans une partie-cycle d’enduro, un dans une partie-cycle de cross. Un autre à une histoire particulière : étant encore en réserve à la SIMA dans les années 2000, Marcel Seurat l’a personnellement offert à Robert Alloyan, en hommage à l’attachement de Robert pour la marque OSSA et pour le féliciter du travail effectué lors de la réalisation de la réplique de la monocoque de Santiago Herrero. Robert a installé ce moteur dans la monocoque après avoir remplacé le système de kick par une plaque avec reniflard.
Le club OSSA France remercie Monsieur Nicolas Samofal pour avoir partagé ses souvenirs. Il a participé à la fabrication de ce moteur ainsi qu’aux IDST de 1977.
Dans la coque de Robert Alloyan


Photo d’époque

Merci Nicolas Samofal
Grace aux recherches menées dans les archives de la SIMA, nous venons de découvrir que ce moteur était équipé d’un cylindre de 350 OSSA Desert.
Voici les pages compilant les articles de l’époque relatifs aux I.S.D.T. de 1977. Ces documents sont tirés des classeurs de la revue de presse confectionnée par le secrétariat des établissements SEURAT.



Le moteur de 500 Yankee à refroidissement liquide. Raconté par celui qui l’a réalisé, Pascal BOUYRAT.
– La première chose que nous avons faite a été de chercher deux cylindres à eau, avec une course aussi proche que celle du Yankee, soit 60 mm, nous avons trouvé des cylindres de motoneige avec un moteur Rotax (course de 61 mm). Nous avons augmenté le diamètre du cylindre à 70,5 mm (stock 69,5 mm).


La pompe est de chez Minarelli trop petite mais pas assez de place disponible et la prise de force est sur l’arbre, entre le vilebrequin et la boîte de vitesses,


nous avons installé des clapets d’admission, car les moteurs Rotax ont l’admission dans le carter avec une valve rotative et cela n’était pas possible avec le Moteur Ossa, c’est pour cela que nous avons réalisé des boites a clapets et un trou à la hauteur du cinquième transfert. La partie la plus difficile du travail a été d’installer la pompe à eau et de l’aligner avec l’axe de la boîte de vitesses sans qu’elle perde l’huile de la boîte et de loger les nouveaux cylindres dans le carter ‘diamètre de chemise supérieur des Rotax , entraxe de fixation différent sinon c’est trop facile .



Vilos Ossa avec bielles Rotax de 120 mm mais plus large et pouvant accueillir les pistons Rotax avec un diametre d’axe différent des Ossa comme ces bielles sont plus imposantes on a du grignoter le bas moteur pour que ça passe . Radiateur de RD350 , ventilo de RD500 , thermocontact de Saab qui déclenche à 60° de mémoire pas de thermostat , la culasse est d’une pièce et chapeaute les deux cylindres sur le Ski-doo je l’ai sciée en deux à la main sans tomber dans les chambres a eau , le bol ! Sonde de température et thermometre de liquide origine Ski doo , pas de graissage séparée , vase d’expansion sous la selle .



Tx de compression environ 12 , squich de 0,6 ou 0,8 de mémoire , allumage d’origine Yankee . Les soudures avaient été réalisées par Robert Alloyan .
Le club OSSA France remercie Pascal.
